Dans quel groupement forestier investir ?

groupement forestier

Publié le : 22 janvier 20215 mins de lecture

En France, la filière bois figure parmi les placements les plus avantageux. Avant de vous lancer dans, il faut savoir qu’il existe deux types de groupements forestiers, dont les statuts juridiques sont complètement différents. Il a le groupement forestier d’Investissement (GFI) et le Groupement Foncier Forestier.

Qu’est-ce qu’un groupement forestier ?

Le groupement forestier est la mise en commun des patrimoines forestiers appartenant à deux ou plusieurs propriétaires, pendant une durée fixée à 99 ans, renouvelable une fois, afin de participer à leur conservation. La création de la société civile régissant le groupement foncier forestier en 1954 est définie par l’article L241-3 du Code forestier. Le principal objectif consiste à conserver autant que possible les massifs forestiers, en privilégiant le reboisement et les actions de densification. Chaque membre d’un groupement forestier devient associé en y investissant, et dispose d’un droit de vote grâce auquel il pourra se faire entendre lors des assemblées générales. Celui-ci pourra également percevoir des revenus, grâce aux loyers octroyés aux chasseurs et aux pêcheurs, qui exploitent les forêts ainsi qu’aux ventes de coupes de bois. Pour mieux gérer ces patrimoines forestiers, un gestionnaire y est rémunéré grâce aux pourcentages sur les recettes perçues. Celui-ci effectue tous les travaux d’entretien, et assure les régularisations nécessaires au niveau administratif et fiscal, comme la souscription aux assurances, et le paiement des différentes taxes foncières.  De plus, il se charge de la prospection de nouveaux investissements forestiers prometteurs. Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site www.groupementsforestiers.com.

Pour plus d'informations : Le Groupement Forestier

Comment constituer un groupement forestier ?

Si vous souhaitez créer un groupement forestier, sachez qu’il existe un processus à suivre pour pouvoir le constituer légalement. Pour ce faire, il est important de déterminer les biens immobiliers. Il en est ainsi d’une surface forestière, ou d’un terrain à boiser. Il ne faut pas non plus oublier que, l’adhésion des associés doit respecter le cadre juridique régissant le groupement. À cela s’ajoute le choix de la dénomination ainsi que les renseignements sur le siège social. Il convient de souligner que, la principale raison de la création des groupements forestiers réside dans le fait d’éviter le démembrement des biens familiaux, tout en transmettant un savoir-faire. L’apport de chaque associé donc est valorisé, et attesté par un expert forestier. Ceci peut être un apport financier, matériels en complément de la forêt à savoir le terrain à boiser, les gîtes et les plans d’eau ou même la forêt proprement dite. L’investissement forestier intéresse également les groupements fonciers, lesquels font partie des associés privilégiés dans ce secteur.

Quels sont les avantages fiscaux des groupements forestiers ?

Avec quelques milliers d’euros, il est possible de diversifier son placement, en investissant dans le domaine forestier. Ce genre de placement est un investissement de long terme, auquel l’épargnant doit engager ses parts pendant au moins 5 ans. Ceci est indispensable, afin de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, et d’autres avantages comme l’impôt sur la fortune immobilière. En effet, les revenus perçus à travers les groupements fonciers sont nets d’impôts, et exempts de prélèvement sociaux. En outre, dans le cadre de certains dispositifs tels que le Madelin par exemple, les groupements fonciers bénéficient d’un avantage fiscal notamment d’impôt sur le revenu à hauteur de 18 % de la part investie, laquelle est fixée à 11400 euros par couple maximum. En cas de transmission du patrimoine, le dispositif « Monichon » autorise un abattement de 75 % de la valeur taxable, en contrepartie d’un engagement de gestion durable de la forêt pendant 30 ans. L’exonération de l’impôt sur les fortunes immobilières (IFI) atteint les 75 % depuis janvier 2018, sans obligation de durée de détention. Malgré le faible rendement de la filière bois, la forêt grandit naturellement chaque année, et l’exploitation forestière telles que les coupes, la chasse et la pêche se régénère à chaque fois.

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